Mariage à l’Egyptienne

29.09.2014

Les pipelettes aiment Lasser


Passé les premières longueurs du début, le récit retrouve sa verve et son efficacité, et c’est tambour battant que les auteurs nous mènent à la suite de leur détective.

Le mélange entre univers des années 30, codes du roman noir et conte fantastique est parfaitement réussi et permet d’apporter une touche de fraicheur et d’humour bienvenue.

J’avais adoré le 1er tome des aventures de ce détective gaulois en proie aux caprices des dieux dans l’Égypte des années 30. Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette suite. L’histoire est longue à démarrer, et le personnage de Lasser ne m’a pas paru aussi truculent que dans Un privé sur le Nil. Ce n’est que lorsqu’il doit s’aventurer dans le royaume des morts que j’ai commencé à être prise dans le récit.
 
Au contraire du premier opus, nous suivons ici Lasser dans une histoire unique, ce qui explique peut-être le temps nécessaire au démarrage de l’intrigue. Lasser est cette fois missionné par Isis pour retrouver Aglaé, la fiancée de son fils, mystérieusement disparue une semaine avant le mariage. Fugue ou enlèvement ? Ce mariage qui liera les dieux Égyptiens aux Grecs, n’a pas l’heur de plaire à tout le monde et crée bien des tensions au sein de la communauté… Lasser s’entoure une nouvelle fois de personnages hauts en couleur. Humains, dieux, djinn… Certains chercheront à l’aider, d’autres à le détourner de sa route et seront même prêts à tout pour qu’il échoue. Sa vie – comme son cœur - n’auront jamais été aussi en danger. Mais Lasser sait s’entourer d’amis fidèles et fiables qui, s’ils ne peuvent eux-mêmes l’aider, connaîtront à coup sûr celui qui le pourra !
 
Passé les premières longueurs du début, le récit retrouve sa verve et son efficacité, et c’est tambour battant que les auteurs nous mènent à la suite de leur détective. Le mélange entre univers des années 30, codes du roman noir et conte fantastique est parfaitement réussi et permet d’apporter une touche de fraicheur et d’humour bienvenue.