Egyptiens

La civilisation égyptienne prend ses racines dans la nuit des temps, il y a plus de six mille ans. La religion y guidait chaque aspect de la vie, avec un panthéon de dieux très fourni. Il faut considérer la longévité de ces cultes qui commencèrent il y a cinq mille ans et qui ne s'achevèrent qu'au VIème siècle de notre ère quand Justinien les interdit en 550 avec la fermeture du temple d'Isis à Philae.

L'Egypte était le domaine de quelque deux mille netjer (divinités) qui paraissent être, pour la plupart, les héritiers des totems de clans primitifs. Le souvenir de cette origine explique les formes très variées (hommes, animaux, plantes, objets inanimés, même), sous lesquelles ils ont été adorés, à toutes les époques, dans les nomes qui avaient succédé aux clans. Il explique aussi, peut-être, pourquoi le plus grand nombre d'entre eux étaient plutôt des sortes de génies locaux demeurés comme tels, très proches de l'homme : on voyait en eux des êtres plus forts et plus intelligents, mais qui étaient cependant soumis à tous les besoins, à toutes les passions et à toutes les misères de l'humanité. Ils pouvaient même mourir, mais ressusciter ensuite par la puissance de la magie. Leur existence était d'ailleurs conçue à l'image de celle de la famille humaine.

Le mythe de la création et les dieux égyptiens

La grande diversité du culte de l'Egypte antique se retrouve dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions. Le mythe de la création héliopolitaine a pour origine la ville d'Héliopolis (la ville du Soleil), nom grec de la localité d'Ounou, ou encore Ounou-Iounou, située dans le delta du Nil et capitale du treizième nome de Basse-Egypte. Aujourd'hui, la ville arabe porte le nom d'Aîn-ech-Chams (l'Oeil du Soleil).

Selon ce mythe, au départ, il n'y avait que Noun, l'océan primordial qui a fait la vie et qui fera la mort. Sans créateur, il s'étend autour du monde (notons que les Egyptiens voyaient dans le Nil une subistance de l'océan primordial).

C'est en son sein que naquit le premier dieu, le Soleil, qui pouvait prendre trois formes : Khépri, le dieu à tête de scarabée, symbolisant le soleil renaissant, Rê, le soleil à son zénith, et Atoum, l'être achevé, symbolisant le soleil couchant.

En se masturbant, Rê met au monde Shou, l'air, le souffle divin. De son crachat naît Tefnout, l'humidité, la substance divine. De ce couple en naît un autre, Nout, le ciel (la voûte céleste) et Geb, la terre. Viennent ensuite Ausare (Osiris) et Aset (Isis), puis Seth et Nephtys. Le premier couple symbolise le renouveau végétal, alors que le second est stérile.

Cette assemblée des neuf dieux, issus de Rê, qui symbolisaient la création du monde est connue sous le nom de sainte ennéade. De nombreuses mythologies découlèrent ensuite de cette cosmogonie primitive, incluant d'autres dieux.

Sobek

Dans Un privé sur le Nil, le dieu Sobek fait partie des « méchants ». Il est aussi mauvais que Seth et déteste Isis tout autant que lui. Lorsqu’il lui est confronté, Lasser n’en mène pas large...