Les auteurs

 

Dans la vraie vie, Sylvie Miller et Philippe Ward sont respectivement professeur et fonctionnaire territorial. Mais une fois terminé leur travail, à deux ou à quatre mains, ils écrivent, traduisent et publient tout un tas de textes, qui ont remporté les plus grands prix de l’Imaginaire.

Sylvie Miller

Professeur (elle enseigne le droit et l’économie en IUT et a publié plusieurs livres scolaires), traductrice, Sylvie Miller a été récompensée en 2003 par le Grand Prix de l’Imaginaire pour l’ensemble de son travail en faveur de la science-fiction espagnole. Elle a aussi reçu, en 2010, le Grand Prix de l’Imaginaire pour sa traduction d’Interférences, de l’auteur cubain Yoss. On lui doit également deux anthologies de littérature hispanique : Dimension Espagne et Dimension Latino (Rivière Blanche).

À force de publier les autres, elle passe à l’écriture, seule ou en collaboration avec Philippe Ward et obtient pour ses nouvelles, en 2003, le prix Merlin, en 2002 et en 2008 le prix Masterton. Outre le roman, Le Chant de Montségur (Cylibris, 2001), on lui doit un recueil de textes, Noir Duo (Prix Masterton 2008)

À l’heure actuelle, Sylvie Miller totalise une vingtaine de textes publiés, co-écrits ou en solo. Elle vient de diriger avec Lionel Davoust l’anthologie du festival Imaginales d’Épinal : Reines et Dragons (Mnémos)

    

Philippe Ward

Né en 1958 à Bordeaux, Philippe Ward, c’est d’abord l’éditeur de Rivière Blanche, un éditeur hors normes qui publie des anthologies, des romans inédits, des rééditions d’ouvrages qui, en général, ne trouveraient pas leur public dans des structures plus importantes, mais l’atteignent avec lui.

C’est aussi, seul ou avec Sylvie Miller, un écrivain. Avec une vingtaine de nouvelles, un recueil (Noir Duo) et un roman (Le Chant de Montségur), Sylvie Miller et Philippe Ward sont devenus l’un des rares couples littéraires de l’imaginaire français.

Philippe Ward, écrivain en solo, est un passionné de fantastique et de polar à qui l’on doit Artahe (Cylibris), La Fontaine de jouvence ou 16 rue du repos (Rivière blanche) et deux romans policiers : Meurtre à Aimé Giral et Dans l’antre des Dragons(Mare Nostrum)

 

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Notre méthode de travail

Philippe : Vu que Sylvie habite la région parisienne et moi les Pyrénées, internet est notre ami. Mais dans un premier temps nous écrivons le scénario ensemble. Cela commence toujours par des séances de brainstorming quand nous nous retrouvons pour aller à un salon. Dans la voiture nous lançons les idées, nous tâtonnons, nous prenons des notes. Et ensuite nous écrivons le scénario le plus détaillé possible. A deux, nous ne pouvons pas trop partir à l’aventure, nous avons besoin d’un plan solide. Ensuite, nous nous partageons les chapitres et certaines parties de l’histoire et nous écrivons le premier jet en respectant le scénario. Après ça, il y a un va-et-vient des fichiers ou chacun reprend le texte. Ce qui fait qu’à la fin, nous ne savons pas qui a écrit quoi. Il faut aussi mettre son égo dans la poche et accepter les critiques de l’autre, tout en étant capable d’adresser des critiques à l’autre.e de travail.

Sylvie : Quand on écrit un roman à quatre mains, il est indispensable de s’organiser. Tout dépend, bien sûr, du fonctionnement du tandem littéraire. Certains duos fonctionnent avec une répartition des tâches où l’un se charge de l’acte créatif proprement dit tandis que l’autre intervient sur le style et la mise en forme littéraire. Pour ce qui nous concerne, sans doute parce que nous écrivons également en solo, nous souhaitons être présents à toutes les phases de l’écriture, de la toute première idée jusqu’au texte corrigé. Du coup, la phase de créativité ne peut se dérouler que lorsque nous sommes ensemble. Nous profitons de toutes les occasions de rencontres – salons littéraires, séances de dédicaces, y compris pendant le voyage – pour nous remuer les méninges et trouver des idées. Nous dégageons d’abord une ligne narratrice globale, le pitch du texte. Puis nous développons l’intrigue tout en procédant au découpage en chapitres. Les grandes lignes sont ainsi définies. Ensuite, nous nous répartissons le travail de première écriture. Après ce « premier jet », nous envoyons notre production à l’autre et vient la phase de co-écriture proprement dite, avec une navette du fichier qui est critiqué, amendé, corrigé et re-corrigé jusqu’à ce que tout nous convienne à tous les deux. La correction se fait tout d’abord sur la narration puis, dans un second temps, une fois l’histoire fixée, sur les éléments stylistiques. Comme le dit Philippe, à l’issue de ce retravail, il nous est impossible de savoir qui avait écrit quoi, tant le texte a été remanié.

Les auteurs témoignent sur la toile... ou ailleurs

Quelques interviews données...